Dédicaces

Je voudrais avant tout dédier cette fic à Laila, la meilleure Potterhead du monde, qui a toujours apprécié ma façon d'écrire, et m'a toujours encouragé à aller de l'avant.

Je la dédie aussi à Jukava et Némésis (pas la déesse mais une amie qui aime que je l'appelle ainsi), qui m'ont poussé à l'écrire.

dimanche 10 août 2014

Chapitre 1: Rêves et vie normale.

J’ouvre les yeux, et j’aperçois une fine silhouette devant moi, au seuil de la porte, simplement éclairée par les douces lueurs de la lune. Elle s’avance vers moi, docilement. Et à mesure que cette étrange personne s’approche, je perçois un peu plus de parcelles de son corps. Je découvre des cheveux d’un blond presque blanc puis tout à coup…
BZZZZZ …BZZZZ…BZZZZ… !
Il est 7 :15. Mon réveil sonne, m’arrachant à ce mystérieux rêve, qui me hante depuis le jour où j’ai décroché un job de détective privé. C’est sûrement dû au fait que ce métier expose ceux qui l’exercent à de graves dangers.  Mais j’ai déjà passé pas mal d’années pour décider de la profession que je veux, et mon choix est pris depuis longtemps. Pas moyen de reculer.
J’ai réussi à avoir mon bureau de détective privée et j’ai pas mal de clients. Cependant, je dois dire que leurs requêtes sont devenues de moins en moins intéressantes : Des jeunes filles cherchant à savoir si leurs copains les trompent, des mères demandant si leurs enfants vont bien à l’école, de vieilles dames perdant leurs clés dans tel ou tel quartier –Oui, oui, je ne plaisante pas-…
J’aurais tellement préféré être détective pendant les années 1997-1998. J’étais, hélas !, encore jeune et tenais à terminer mes études. De plus, une détective âgée de 15 ans ne serait vraiment pas bien vue par la communauté anglaise.
Pendant ces deux longues années, les disparitions et les meurtres se faisaient de plus en plus fréquents. De nature très curieuse –d’où mon choix pour le métier de détective-, je feuilletais avec mon père les journaux chaque matin, et constatais avec effroi qu’une famille –au moins- était assassinée par semaine. Bizarrement. Mais vraiment.
Le ministère n’informait jamais les lecteurs de la raison du meurtre, et ne révélait jamais l’identité du meurtrier. Et dans les cas –minablement- expliqués, ils se contentaient de dire que c’était simplement dû à l’explosion d’une bouteille de gaz (une mort par asphyxie) ou d’un fort circuit…Etc.
Mon père disait, quand à lui, que le ministère connaissait parfaitement l’origine des catastrophes et que –pour une raison qui nous échappait en tant que citoyens-, il faisait du mieux qu’il pouvait pour ne pas attirer l’attention sur leur ineptie de dominer la situation.
Je suis cependant vite arrachée à mes pensées par mon réveil qui continue à brailler comme un malade, et je frappe ce dernier si violemment qu’il manque de peu de tomber de ma table de chevet. Ca m’agace, les réveils. Enormément.
Je chausse mes pantoufles, m’attache les cheveux rapidement en chignon flou puis je file sous la douche.
Dix minutes après, je suis dans la cuisine, déjà habillée. Puisqu’on est en mai, j’ai opté pour une robe couleur lilas clair pour mettre en valeur mes longs cheveux ébène, assortie à un petit sac de la même couleur, et à des ballerines décontractées noires.

Je me prépare un bon petit déjeuner : chocolat chaud, toast, et pomme rouge. Je déguste mon humble repas –pas un truc de festin, quoi !- puis je m’attarde sur le chocolat chaud, que je sirote à mesure que je lis le journal du jour. Rien d’intéressant. Toujours la même routine : résultats des derniers matchs de la saison, petites annonces d’emploi, de vente ou autre, petits potins futiles sur telle ou telle célébrité…

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