Dédicaces

Je voudrais avant tout dédier cette fic à Laila, la meilleure Potterhead du monde, qui a toujours apprécié ma façon d'écrire, et m'a toujours encouragé à aller de l'avant.

Je la dédie aussi à Jukava et Némésis (pas la déesse mais une amie qui aime que je l'appelle ainsi), qui m'ont poussé à l'écrire.

mardi 2 septembre 2014

Chapitre 14: #

Je percevais dans ses yeux une désolation peu dissimulée et une sorte d'implorement. -Bon. D'accord, tu restes. Décidai-je. Mais à condition que tu ne cherches pas à me mettre hors de moi. Compris? -Tu as ma parole, Samuels. -Ta parole de Serpentard? -Euh...Non, ma parole de Drago Malefoy. -Etre un Malefoy ne présage rien de bien non plus. -Ne t'inquiète pas, je tâcherai de tenir ma parole. -Tu as intêret à le faire. Car c'est pour ton bien que tu le feras. -Je le sais. -Eh bien...salut! Concluai-je en le poussant par le dos pour qu'il sorte de mon bureau une fois pour toute. -Ca va, ça va! Pas besoin de pousser, j'ai compris. Je sors. Le reste de la journée se passa sans encombre, Drago évitant à tout prix une nouvelle confrontation. Il était 3H du matin quand je me réveillai en sursant après le même rêve que je faisais depuis des décennies. Sauf que cette fois, j'avais amplement avancé dans les événements. Et si je disais que j'en étais troublée, je menterais. J'étais littérallement à côté de la plaque, oui! *FLASHBACK* J'approchai de Drago, et à mesure qu'il me reconnaissait, ses traits se détendirent. -Emi...ly...Murmura-t-il dans un faible gémissement. -Drago, Drago! Je suis tellement soulagée de te voir en vie.. Je m'approchai lentement du Serpentard et m'accroupit devant lui pour enfin me jeter sur lui, ma tête reposant sur son torse. -J'ai cru t'avoir perdu...Oh, Drago, si seulement tu savais à quel point je me suis souciée pour toi! -Calme-toi, Emily...Chuuut...Me réconforta-t-il tandis que je pleurais à chaudes larmes. Il essaya vainement de se débarasser des liens qui retenaient ses poignets prisonniers du mur, pendus au-dessus de sa têtes. Je levai ma tête vers ses mains meurtries et fit une moue triste, puis me penchai vers le jeune homme, nouant mes bras autour de sa nuque et mes lèvres rejoignirent les siennes dans un baiser chaste mais dans lequel se mêlaient amour, tristesse et désespoir. *FIN DU FLASHBACK* Je décidais de mettre un terme en partant vers le foyer du problème. Sans allumer une quelconque lumière, je fûs dans deux secondes dans la chambre de Drago. -Drago, Drago? Dis-je en le secouant doucement. Réveille-toi s'il te plaît. Drago? -Mmmmh? Grogne-il tandis que j'allume sa lampe de chevet pour le réveiller entièrement. -Allez, Drago! Réveille-toi! -Em...Emily?! Sursaute-t-il en tirant la couverture sur lui. -Ce n'est pas avec moi que tu devrais te comporter en petite Saint-Nitouche. De toute façon, je t'ai déjà vu comme ça. Le désinfectant. Tu t'en rappelles? -Mouais...Vaguement...Maintenant va te recoucher et laisse-moi dormir. -Mais non! Je suis venue te parler! -Bon dieu...Qu'est-ce qu'il y a encore? -Promets-moi de répondre franchement à mes questions. -Oui, oui. Comme tu veux. Maintenant dis-moi ce que tu veux et vite! -Drago, je veux savoir qu'est-ce tu as fait pour t'enfuir d'Azkaban. -Je n'ai rien fait du tout. Il ont voulu me faire sortir, je ne sais pas pourquoi! Un point, c'est tout. -Non. Je suis persuadée que ça n'est pas tout. Tu me caches quelque chose que je finirai par savoir. Et mon petit doigt me dit que ça a un rapport avec le fait que tu ne peux pas faire de magie. -On ne peut pas tout supporter, Emily. Tôt ou tard, on laisse nos démons prendre le dessus. -C'est censé dire quoi, ça? -Rien du tout. -T'en es sûr? -Absolument. -Je sais qu'aujourd'hui, tu ne voudras rien me dire. Mais si jamais tu changes d'avis...tu pourras toujours te confier à moi. -Je sais. -Je ne te jugerai pas par ton passé de peur que tu me juges par le mien. Cependant, j'ai décidé de te confier quelque chose. -Je t'écoute. -Si je t'ai dérangé au beau milieu de la nuit, c'est parce que j'ai fait un cauchemard. Mais pas n'importe lequel. C'est un rêve que je fais chaque nuit depuis deux ans. A chaque fois je me retrouve dans une pièce sombre, et je t'y trouve ligotté et dans un état qui ferait pitié même à Voldemort. Je me rendais compte que j'avais omis de parler de la scène du baiser, et ça valait mieux ainsi. -Alors, tu crois que c'est une sorte de...rêve prémonitoire, c'est ça? -Oui, un peu. Mais je veux juste que tu me promettes de ne pas t'impliquer dans des affaires que tu regretterais par la suite. -Bien sûr. Tu en connais combien qui se jettent dans la gueule du loup à la première occasion. -Harry, Hermione et cet abruti de Ron. (n.d.a: Désolée pour les amoureux de Ron-Ron, mais ce n'est heureusement pas mon cas...Drago Malefoy power, wouhouuu!) -Ah, ouais, je les ai oublié ceux là. Dit-il en haussant légèrement les sourcils. Et, c'est moi ou tu as traité Weasmoche d'abruti? -Si, si, tu as bien entendu. -Alors comme ça, on a plus de points communs que ce que je pensais...Murmura-t-il en se prenant le menton entre le pouce et l'index. Super, comme ça on sera deux à emmerder les Weasley une fois au londres sorcier! -Les Weasley? Qu'entends-tu par là? TOus les Weasley?! Ah ça non. Moi j'adore Bill, George et....Fred. -Ah, je...je suis désolé Emily, vraiment.
-Tu te fous de ma gueule? -Non, pourquoi? -Le grand Drago Malefoy en train de s'excuser devant une pauvre moldue. C'est du jamais vu, n'est-ce pas? -Oui, mais je ne te vois comme n'importe quelle moldue. Tu es...spéciale. Tu as été à mes côtés quand tout le monde m'a tourné le dos, et ça, jamais je ne le revaudrais. -Eh bien, je te remercie Drago. Il enleva ses couvertures et vint s'asseoir à côté de moi. -Je ne voudrais pas paraître impertinent, mais ton cauchemar était tellement horrible que ça? -Je ne sais pas...Enfin, non. Au début je me suis sentie mal pour toi, puis après, ce qui s'est passé était bouleversant pour moi parce que ça semblait tellement réel.. -Ce qui s'est passé après? Qu'est-ce qui s'est passé après? Tu n'as pas mentionné ça il y a quelques minutes. -N'y compte même pas. C'est personnel. -Puisque j'étais présent dans ton rêve, ce n'était pas si personnel que ça, n'est-ce pas? En plus, si ton rêve est prémonitoire, un jour il se réalisera et je saurai ce qui s'est passé. -Vous les Serpentards...Bon d'accord, je dirai ce qui s'est passé. -Je t'écoute. -On s'est embrassés.

Alors que je rougissais à vue d'oeil, Drago arborait une mine déconfite, et palissait légèrement. Je pensais qu'au mieux, il serait dégoûté et qu'aux pire, ils irait vomir aux toilettes mais rien de tout cela n'était arrivé, à mon plus grand étonnement. -Ah, et bien, en voilà une surprise...Déglutit-il. -Ouais. -Alors si je passe en revue tes paroles, tu l'as trouvé pas si mal que ça, notre baiser. Je t'ai toujours dit que personne ne résiste à mon charme. Tu te rends compte, Emily, tu fantasmes sur moi! Je ne savais pas que tu pensais à moi de cette façon là... -Tu sais te rendre détestable même dans les moments les plus inopportuns! M'indignai-je en me levant du lit, cherchant désespérément la sortie. -Non, Emily! Je sentis un bras fort m'attraper par le poignet et me tirer vers lui.

chapitre 13: #

Me sortant de mes pensées, je me mets à chercher mon dossier en passant ma chambre au peigne fin, mais en vain. Mais ou peut-il bien être? Surement pas dans l'un des tiroirs de mon bureau de la pièce d'à côté. Je me décide néanmoins à déambuler dans mom bureau, y trouvant la surprise la plus ironique de ma vie. -MALEFOOOY! POSE CE DOSSIER ET DÉGAGE DE MON BUREAU, AU NOM DE DIEU! En effet, j'avais trouvé Monsieur-je-me-crois-supérieur-aux-autres Malefoy en train de regarder les papiers de mon dossier que j'ai mis toute la journée à rechercher. -Calme-toi, Samuels. Qu'est-ce que tu as à crier comme une débraillée? -Ah, et Monsieur ne se rend même pas compte de la bêtise qu'il a faite. Manquait plus que ça. Absolument charmant. -Quoi? Quelle bêtise? -Tu es entré en douce dans ma chambre et tu as piqué quelque chose qui m'appartient, en plus. -Ah, tu parles de l'espèce de machin qui a un petit écran et des petits boutons avec des nombres dessus? La tension monte soudain d'un cran dans la pièce. -Tu...tu as osé toucher à mon téléphone? -Ton quoi? -RENDS-LE MOI TOUT DE SUITE OU JE NE TE RACONTE PAS LA FIN DE L'HISTOIRE, CONNARD!! -Il est dans ma chambre, je te le ramènerai. Juste évite de crier comme ça. -Et en plus, j'ai failli oublier l'essentiel! Pourquoi as-tu pris mon dossier? Et pourquoi tu as commencé à feuilleter les papiers qui étaient dedans, mine de rien? -La curiosité, je pense. -Tu penses? Tu penses?! J'ai perdu la journée entière à chercher ce dossier alors que toi, tu es assis tranquillement dans mon bureau en train de feuilleter l'objet en question! N'as-tu pas un brin d'amour propre pour ne pas toucher à ce qui ne t'appartient pas? J'en ai marre. J'ai vraiment marre de ta présence ici, Malefoy. Trouve-toi une autre solution que de rester chez moi parce que je n'en peux plus. Je risquai un regard vers lui. Il paraissait neutre, et n'affichait que son masque impassible comme toujours. C'était rare, très rare de voir Drago Malefoy se mettre à crier comme n'importe quel autre. Jusqu'à maintenant, je n'avais eu droit à sa colère noire qu'une fois dans ma vie. Et je ne nie pas que c'était un spectacle à glacer le sang, ma foi! Voir un Serpentard et Malefoy piquer un fard, ça fait sacrément peur, mais il faut bien plus que ça pour impressionner Emily Samuels. Perdue dans l'abime sombre qu'étaient mes pensées, je ne vis pas Malefoy se lever de la chaise qu'il occupait et venir se poster de toute sa hauteur devant moi. Je levai enfin la tête et pour la première fois de ma vie, je plongeai mon regard dans le sien. Si son visage restait impassiblement neutre, je ne pouvais pas dire autant de ses yeux. Ces derniers étaient perspicaces, pénétrants, ce qui me mettait très mal à l'aise. Je sentais comme si mon âme était mise à nu devant Drago. Mais qu'importait, puisqu'en se concentrant sur mes pensées, le jeune homme n'avait pas pensé à cacher les siennes. Aussi je vis passer dans les yeux de l'ancien Serpentard des lueurs aussi bizarres les unes que les autres.

Chapitre 12: #

-Tu me hais toujours pour ça? -Je ne sais pas. Je ne sais.plus... -Bon,et bien, et si on lisait ce livre..? Il le saisit de mes mzins et s'assit a mes cotes. -Ca ne t'ennuie pas que je marque la page ou tu tes arretee? Ne veux commencer du début. Je me retourne vers lui, incredule -Depuis quand tu demandes ma permission? -Chais pas. -O.K. Marque-la. Il la marqua et debuta sa lecture silencieuse. Il levait la tête très rarement. Quelque fois il palissait, d'autres il rigolait ou laissait echapper des commentaires du genre "Bien fait pour toi Potter","Pas mal comme idée, pas bête du tout!" Ce ne fut que quand il aavait serizusement avance dans sa lecture qu'il se retourna vers moi, les traits deformzs par la colerer. -Quel salaud cePotter. Je l'ai toujours supporte mais a ce qu'il me traite de pauvre cretin pretentieux et imbu de lui meme! Je lui ferai avaler son pantalon beaucoup trop grabd pour lui! -Calme toi Drago! Chacun peut penser ce qu'il veut- -Penser?! Penser? Mais le probleme est la; Potter ne le pense pas, il en discute avec Weasley et la sang de bourbe. -Ignore-les. Surtout Ron. Ils n'en valent pas la peine, ces fichus Gryffondors! -Tu sais que tu me plais quand tu parles comme ca? -Tu sais que tu ferais mieux te ravaler ta derniere replique faute d'eviter une troisieme claque en deux journees. -Ok, ok. Je m'y remets. Durant la semaine qui suivit, Drago assa son temps libre à lire mes Harry Potter et a apprendre a utiliser les objets moldus. Lorsqu'il arriva pendant sa lecture au sixieme tome, il poussait plus d'exclamations qu'auparavant. Il ne cessait de dire "Le salaud..", "Il m'espionnait! J'etais sur qu'on me suivait!", "Quel abrutis, Crabbr et Goyle, c'est a cause d'eux qu'il a tout su.." ou encore "Saint Potter, il était dans la tour d'astronomie". Quand il arriva au cent dernières page dr "Harry potter and the Half blood prince", je remarquai un larme couler sur sa joue -car oui, je l'observais quand il lisait-. -Mal..Malefoy? Est-ce que ça va? Il se contente de fermer le livre qu'il tenait dans ses mains. -Malefoy? Bon sang, réponds-moi! -Ça ne va pas. C'est tout ce que tu voulais savoir? -Oui..Non, mais, c'est juste que je.. Mes mots se perdirent tandis que je me dirigeais vers lui. Je m'asseois à ses cotés, et sans avoir pour moi-meme une explication logique a ce que je fais, je le tourne vers moi en le prenant pas les épaules et entoure son torse de mes bras. -Qu'est-ce qui ne va pas? Tu sais que tu peux tout me dire, Drago. Je me tourne vers lui et le regarde sourir niaisement. -Quoi? J'ai dit quelque chose? Demandai-je. -Non, rien. C'est juste que j'étais en train de me dire que si j'avais su plus tôt qu'en étant triste je recevrais ce traitement de faveur, je feignerais la dépression chaque jour. -Idiot. Marmonnai-je. Mais puis-je savoir pourquoi cette larme? Il ouvrit de grand yeux et je ne comprenais que trop bien la raison de cet effarement. Le parfait Drago Malefoy surpris en train de pleurer, ça n'est pas ce qu'on voit tous les jours! Néanmoins, je décide de le réconforter. -Drago, tu dois savoir qu'il n'y a aucun mal à pleurer. C'est parfaitement humain. Je sais, ton passé te hante encore et je ne te jugerai pas pour ça. Il faudrait juste que tu ailles de l'avant. -Si seulement je l'avais su avant...Si seulement je l'avais su...J'ai fait tous les mauvais choix possibles. Je n'aurais jamais cru que Dumbledore et Rogue essayaient de m'aider de cette façon. Jamais je ne pourrais leur rendre une dette pareille. Dumbledore m'a offert la vie, et Rogue m'a éclairci l'âme. Ils ont fait tout ça pour moi...Je ne mérite pas de vivre... -Tu n'as pas fait les mauvais choix, Drago. Sois-en certain. Tu es bon à l'intérieur de toi. Peut-être que tu ne t'en rends pas compte, mais tu es une bonne personne au fond de toi. Tu n'es pas une mauvaise personne, mais une bonne personne... -...à qui il est arrivé de mauvaises choses. Je sais, Sirius. -Oui. Tu as vu juste. N'oublie jamais ce que je t'ai dit. -Eh bien...Euh...Merci. -C'est le moins que je puisse faire. Je relâche mon étreinte et sors en trombe de la pièce, pour ensuite gravir les marches me séparant de ma chambre. Je m'apprête à chercher un dossier concernant mon travail quand j'apercois un objet qui attire aussitôt mon attention. Un vase vert orné de magnifiques arabesques argentées est posé sur le rebord de ma fenêtre, et en son milieu, un majestueux bouquet d'Orchidées. Je sais pertinemment l'identité de l'envoyeur de ce bouquet, et qui voulait sûrement que je le soupçonne de m'avoir envoyé un bouquet de fleurs. Pour d'autres, ce serait un simple geste, mais pour moi, c'est quelque chose qui fait vraiment chaud au coeur. Un Malefoy qui envoit des fleurs à une Moldue, c'est presque un miracle. Je n'arrive même pas à imaginer l'effort dont il a dû faire preuve pour admettre ce geste si simple pour les autres.

samedi 23 août 2014

chapitre 11: Explications et complications.

-Bon, ok. Mais a une condition.
-Et c'est?
-Ne m'interromps pas et ne pose pas de questions jusqu'a ce que je finisse.
-O.K.
-Après que le crétin binoclard -je veux dire Potter- a vaincu tu-sais-qui, le ministère n'a plus eu d'autres occupation que la "Chasse aux Mangemorts". Une semaine après, il y a eu mon procès, et ils m'ont condamne a 20 ans de prison. Heureusement. Car si Potter et ses amis n'avaient pas témoigné en ma faveur, je serais mort il y a plus de 15 ans de cela. J'ai passé 10 ans à Azkaban, et, a ma 10eme année de détention, le ministère a constaté qu'Azkaban était bourrée a craquer. Que veux-tu, l'armée de Voldemort -oui, je prononce son nom- était gigantesque pendant la bataille finale. Poudlard a vu beaucoup plus de gens mourir que nous. Ils ont finalement décidé de bâtir une nouvelle prison pas très loin du stade Moldu, nommée "Sirley", dans laquelle ils ont transfere les personnes qui avaient fait le moins de mal, dont moi, ma mère et mon père. J'y ai passé 12 ans, nettement.mieux qu'Azkaban. Au moins a Shirley il n'y avait pas de Detraqueurs. Puis a la moitie de ma treizieme annee j'ai été sorti de prison. J'ai perdu ma magie, et ete expulse au Londres moldu. La suite tu la connais.

-Eh, mais...Si j'ai bien compte, tu n'as passe que 17 ans et demi en prison. Pourquoi t'ont ils relache?
-Je ne sais pas. Mais j'etais suffisamment heureux de quitter ma cellule pour leur poser de telles questions!
-Et ta...cicatrice?
-Tu crois que j'avais une cellule a moi seul, peut-ëtre? En prison, tout le monde est parano et rancunier. Je te laisse imaginer ce que ca peut donner..
-J'ai compris. Mais, quand même, ça n'explique toujours pas pourquoi tu as perdu ta magie 
-Tu as posé suffisemment de questions pour aujourd'hui.
-Mais je n'ai pas reçu suffisamment de réponses.
-Je ne me sens pas capable de t'en donner plus.
-Pour le moment.
-Pour toujours.
-Je finis toujours par tout savoir.
-Je te signale que je suis un serpentard. J'arrive toujours a mes fins. Et l'un de mes buts et de ne pas tout dévoiler. Ne pense surtout pas que je viendrais vider mon coeur chez toi en pleurnichant. Un gryffondor, peut-être, mais moi non.
-Je t'ai jamais demandé de le faire.
Il planta le gris d'acier de ses yeux dans les miens et me demanda:
-Pourquoi nos conversations sont-elles toujours aussi...sèches?
-Je n'ai jamais voulu ça, mais ton comportement m'y a obligée.
-J'ai l'impression que tu ne m'aimes pas. Mais alors pas du tout.
-Qui te fait dire ça?
-C'est clair comme.de l'eau de roche. Tu.es littéralement dégoutée quand tu me vois.
-Ca se peut. Ce dont je suis sure, c'est que j'ai des sentiments forts a ton égard, mais je n'ai encore pas décidé s'ils sont positifs ou négatifs.
-C'est la même chose, me concernant. 
-Après tout, tu es Drago Malefoy. Tu n'a jamais aimé. Peut-être bien que tu ne le feras jamais. Alors je ne compte pas sur toi pour m'apprécier à ma juste valeur.
Je risque un regard vers sa direction, alors que jusque là, je m'étais contentée de fixer intensément le tapis. En l'espace d'une seconde, j'ai cru apercevoir une sorte de lueur bizarre dans ses yeux, comme s'il était...blessé, mais son masque impassible reprit aussitôt sa place sur.son visage aux traits magnifiquement dessinés.
-Tu sais, Samuels, il me faudra du temps pour être sur d'aimer quelqu'un. Et de l'aimer vraiment.
-J'espère seulement que tu sois assez humain pour ça. 
-Je peux faire des miracles.
-Surprends-moi, alors! Chuchotais-je en souriant, et je montai aussitôt a ma chambre, laissant un Drago Malefoy perplexe derrière moi.

Tout comme la semaine d'après, la journée se passa sans encombre. Drago -eh, oui, on avait fini par s'appeler par nos prénoms- se montrait moins sarcastique et moins méchant qu'avant et il passait souvent sa journée a se prélasser dans le jardin ou à lire des livres dans la bibliothèque, tandis que je passais la semaine dans mon bureau et ne revenait que pendant la pause déjeuner et le soir.

C'était un Dimanche matin quand Drago me sortit de ma torpeur. J'étais en train de lire "Le monde de Charlie" de Stephen Chbosky, et Drago était entre sans frapper a la bibliotheque. 
-Salut! Dit-il en agitant ses mains devant moi.
J'ai failli tomber du canapé.
-Tu pouvais pas frapper a la porte, bon sang?!
-Si, mais c'est tellement super de te voir dans cet etat que j'en oublie mes bonnes manières.
-Va te faire voir, Malefoy!
-Ouuh, voila ce qui parait grossier venant d'une jeune femme.
-T'as 40 ans et-
-34 ans.
- -Et tu es plus puéril qu'un gosse de 5 ans.
-N'en rajoute pas une couche, Emily!
-Tu peux me dire pourquoi es-tu venu me déranger? "On peut pas lire deux pages tranquilles dans cette maison?", ce n'est pas toi qui l'as dit.
-Tu te demandes qu'est-ce que je peux bien faire ici?! A ton avis, on fait quoi dans une bibli à un moment pareil.
-Ca dépend de qui on est. Si j'étais Drago Malefoy, je serais en train de recevoir une claque de la part d'Emily, er si jetais moi même, je serais en train de donner a Drago la plus grosse claque de sa vie.
-Une claque? Merci, mais non merci. J'en ai suffisamment eu pour ce mois.
-Ravie que ca te fasse cette effet la.
-Tu lis quoi? Demanda-t-il, visiblement désireux de changer de sujet.
-Harry potter and the philosophers stone.
-Maintenant, le balafré a son nom dans des bouquins. Cool. Ironisa-t-il.
-Pour une raison que j'ignore, si ses bouquins n'existaient pas, toj non plus.
-Ah bon?
-Je ne te l’ai probablement jamais expliqué, mais je te connais depuis que j'ai 17 ans. Pas de vue bien sur. Mais je connais ta personnalité, ta famille et tout. Le jour ou tu as transplané derrière moi, je savais qui tu étais avant même que tu me dises ton nom. C'est j.k.rowling, l'auteure de ce livre qui t'as créé alors au lieu de jalouser Harry Potter, sois reconnaissant envers Jo.
-Reconnaissant? Pourquoi? Pour ma misérable vie?
-Elle n'est pas si misérable que ca! Lis le livre et tu verras comment tu es décrit. Il y a des tonnes de lecteurs qui t'apprécient, dont moi...
-Toi? Ne me fais pas rire!
-Si, si, moi. Au début, tu étais mon personnage préféré de la saga. Puis tu es arrive dans ma vie et tu as tout chamboulé en quelques secondes Je t'ai haï pour ca. 


Chapitre 10: Ce rêve cauchemardesque.

J'ouvre un œil, puis deux, et j'essaie de deviner l'endroit où je me trouve. C'est une pièce assez petite, seulement éclairée par les douces lueurs de la lune. J'essaie de me relever, mais je tombe lourdement sur le sol dur. Je comprends aussitôt pourquoi: je suis fortement ligotée.
J'essaie de me débattre pour briser les liens qui me retiennent prisonnière, mais en vain.

Je referme mes paupières, m'abandonnant à mon sort. 
Après un bout de temps qui me semble être plus d'une heure, je sens un courant d'air dans la pièce; la porte a été ouverte.
Et combien grande fût ma surprise quand je retrouve devant moi Drago Malefoy. Il ouvre la bouche pour me dire quelque chose, et soudain:




BZZZZ....BZZZZZ......BZZZZZ....
Eh merde! Ce réveil sonne toujours au mauvais moment. Dire que j'étais sur le.point de trouver l'explication a mon rêve bizarre.
Comme chaque matin, j'éteins le réveil qui manque de tomber par terre.
Comme chaque matin, je me dis que le mystère de ce rêve que je fais chaque nuit va finir par être élucidé.
Mais ce matin, je suis sure qu'il s'est passé quelque chose qui m'échappe.
Je me creuse les méninges, cherchant profondément dans les plus sombres recoins de ma mémoire, essayant de mettre la main sur ce qui cloche, sur le comment du pourquoi de ce sentiment d'ignorance, d'insuffisance.
Soudain, la réponse que je cherchais s'abbatit sur mon cerveau comme la foudre.
Drago Malefoy. 
C'était la réponse pure et simple à mes questions. 
Drago Malefoy avait débarqué chez moi, chamboulant tout l'univers que j'avais mis 32 ans à construire.
Et si ce n'était qu'un rêve comme beaucoup d'autres?
Sûrement, oui.
Il fallait en avoir le coeur net, et pour y parvenir, quelle option d'autre qu'aller vérifier par moi-même sa présence dans ma demeure?
Les maints jointes, priant pour que mon histoire avec ce prétentieux ne soit que l'un de mes rêves les plus insensés.
Je passe par la chambre d'ami, la salle de bain, la cuisine, le salon, le séjour et le jardin, constatant qu'il n'y est pas.
Je remonte à la salle de bain, le sourire aux lèvres. Finalement, je profiterais bien de cette journée, pour une fois qu'aucun personnage de romans ne vient me déranger! 
Je me lave le visage, fait ma toilette puis me dirige vers la bibliothèque. Pourquoi? Parce que j'aime lire par dessus tout, même si mon nom n'est pas Hermione Granger. Quand je suis heureuse, je lis. 
Dès que je franchis la bibliothèque, je réprime un sentiment d'horreur et précipite mes pas jusqu'à me trouver à un pas de l'objet de mes cauchemars.
Drago Malefoy, les cheveux bien arrangés mais encore en chemise de nuit, est allongé sur le divan, un livre à la main, et il est tellement absorbé par sa lecture qu'il ne remarque même pas ma présence, ni mon effarement d'ailleurs. -S'il m'avait vue dans cette état, il aurait tout de suite fui-. 
-Tu...tu....tu existes!! M'étranglais-je.
-On dit bonjour, Samuels.
-Je sais. C'est juste que je n'ai pas l'habitude d’utiliser la politesse avec ceux qui ne le méritent pas.
-Fais gaffe à ce que tu dis. Tu pourrais très bien regretter ton insolence.
-Hilarant. Sinon tu feras quoi? Tu me lanceras un sort? As-tu oublié que tu ne peux curieusement pas faire de la magie?
Il palit légèrement. Mais ça ne m'empêche aucunement de terminer ce que j'ai à dire.
-Tu sais très bien que d'entre nous deux, c'est moi qui suis en position de force, alors mieux vaut te prévenir: Je ne recule devant rien quand je veux faire du mal à quelqu'un, Malefoy.
-C'est drôle, tu me fais tellement penser à moi quand tu es en colère. C'est tout bonnement adorable. Une vraie Serpentard.
-C'est ça, moque-toi. Et je ne te ressemblerai que quand il gèlera en enfer.
-J'ai vu le bulletin météo, ils ont prévu de fortes précipitations de neige en enfer pour aujourd'hui.
-Qu'est-ce que tu peux être lourd, des fois.
-Ca s'appelle le sens de l'humour.
-Non mais tu vas me laisser tranquille, oui?
Et je quitte la pièce sans un regard à Malefoy.
Une fois à la cuisine, je prépare des toasts, des œufs brouillés et du bacon, dresse la table, puis appelle Malefoy.
-Quoi encore? Me dit-il, une fois arrivé à la cuisine. On peut pas lire une seule page tranquillement dans cette maison?
-Si, à condition que tu ne veuilles pas prendre ton petit déjeuner.
Mon ton était encore plus tranchant que dans la bibliothèque, et si on y ajoutait ma mine grise et la lueur infernale dans mes yeux, je pourrais très bien passer un casting pour endosser le rôle du méchant dans un film d'horreur.
Il ne répond pas et s'installe sans piper mot, tandis que j'adopte exactement la même attitude

Le déjeuner terminer, non sans une ambiance plus sinistre que jamais, je prépare deux tasses à café, et je tends l'une d'elles a Malefoy en l'invitant a s'asseoir sur le canapé.
-Tu savais bien que je ne laisserai pas passer des explications, Malefoy.C'est primordial si tu veux continuer à dormir sous mon toit.
-J'en suis on ne peut plus conscient, Moldue.Crache-t-il. Et qu'est-ce que tu voulais que je t'explique?
-Tout. Pourquoi as-tu debarque dans le Londres Moldu? Encore moins dans un piteux etat? Pourquoi? Pourquoi n'as-tu pas voulu faire de la magie quand je te l'ai demandé? D’où vient cette cicatrice que tu as...ici? Demandais-je en pointant son torse du doigt.
-Oulah! Mais tu poses beaucoup trop de questions. Repondit-il, et il ajouta presque en murmurant. Et tu poses seulement les questions auxquelles je ne voulais pas répondre.
-Que tu veuilles ou pas, c'est ton problème. Ou tu réponds, ou tu t'en vas.

mardi 12 août 2014

Chapitre 9: Le tête à tête: un fiasco.

Drago me rejoint à la cuisine tandis que j’épluche des pommes de terre.
Une heure après, le four émet un tintement indiquant la fin de la cuisson du repas.
Je dresse la table ronde toute seule, sous le regard jugeur de Malefoy, et sers enfin le dîner tant attendu.
J’ai eu envie de bluffer l’ancien Serpentard. Il est parfaitement logique qu’un homme si bien classé socialement opte pour la classe. Aussi voulus-je lui montrer que même les Moldus avaient une certaine classe, en préparant un dîner digne de ce nom.
Je le vois constater avec un effroi dissimulé que je n’ai laissé échapper aucun détail pour que ce repas soit des plus parfaits.
Cependant, l’idée d’un dîner en tête à tête avec ce type n’a rien de plaisant à mon goût. Surtout qu’avec une ambiance aussi morose, j’ai peur qu’on finisse par s’entre-tuer si on reste coincés tous deux dans la même pièce pendant plus de quinze minutes.
Et pour une fois, c’est à moi de rompre le silence pesant.
-Malefoy ? Le dîner est prêt.
-J’avais remarqué.
On s’installe. Il me tient galamment la chaise pour m’asseoir  -parfait gentleman-.
-Tu veux que je te serve un peu de saumon farci ?
-Oui.
-On dit merci, Malefoy. Tes parents ne t’ont –malheureusement- pas appris les bonnes manières ?
-Si. Ils ont passé les trois tiers de leurs vies à m’éduquer. Seulement, je ne me trouve malencontreusement pas dans l’obligation d’user de mes bonnes manières avec ceux qui ne le méritent pas.
-Alors, dis à tes parents que cette éducation n’est pas la meilleure à donner à leur enfant.
Il ne riposte pas, bizarrement, mais garde les yeux  fixés dans le vide, sans rien manger.
Finalement, ce premier repas en tête-à-tête avec Drago Malefoy est pire que tout ce que j’ai pu imaginer…
Je termine mon repas en vitesse, et me redresse en parlant à Malefoy :
-Quand tu finis de manger, ne touche surtout à rien. Il serait inutile de rendre cette journée encore plus agitée qu’elle ne l’est déjà.
Il ouvre la bouche pour protester mais je l’en défends aussitôt d’un geste de la main.
-Je monte au deuxième étage. Tu peux aller ou bon te semble, mais je ne tolérerai pas que tu sortes de la maison. Il y’a encore trop de choses que tu devrais m’expliquer. Mais je me vois dans l’impossibilité de digérer tout d’un coup, aujourd’hui. Ça peut toujours attendre. Demain, peut-être ?
-Ouais. Comme tu veux.
-Sur ce, bonne nuit Malefoy.
Aucune réponse.

Je lui adresse un regard furtif, et remonte les escaliers silencieusement. Je déambule dans ma chambre, m’empare de mon ordinateur portable et me dirige vers la grande terrasse de la villa. C'est l'endroit que j'aime le plus dans ma demeure, après le jardin. Ça me permet de réfléchir à mon aise -sauf si Drago revient mettre son nez par ici, ce qui est fortement déconseillé-. Je rouvre la fenêtre de Hpf après avoir longé l'historique, et je continue la lecture de la fiction sur laquelle je n'ai pas pu me concentrer deux fois de suite -merci qui?-. Heureusement, Malefoy ne vient pas me déranger cette fois-ci, et j'éteins mon ordinateur portable,  lassée de tomber sur le nom de l'héritier des Malefoy. Je descends une fois de plus à la cuisine pour ranger la table ronde, sur laquelle il n'y a plus aucune trace du diber qu'on vient de manger. Sur laquelle il n'y a plus aucune trace du diner? Je contourne la table pour retrouver -hélas!- un évier plein à craquer de plats vides superposés, qui, tôt ou tard,  vont finir par se casser. Et bien, faut quand même pas pousser! Je n'espérais pas le moins du monde que ce crétin de Malefoy allait faire la vaisselle. Peut-être qu'il n'a jamais approché l'évier de l'une des cuisines -oui, ils doivent sûrement en avoir au moins une dizaine- du Manoir Malefoy. Je m'affaire pendant la dernière heure de ma journée à mettre en marche le lave-vaisselle et laver à l'aide de mes mains bien protégées par des gants le reste de la vaisselle, puis je fais ma toilette et remonte dormir dans ma chambre sans adresser un seul regard au garçon blond qui se tient au seuil de la porte de la chambre d'ami, une lueur malicieuse dans ses yeux, et une orchidée à la main.  

dimanche 10 août 2014

Chapitre 8: L'asphyxie.

Je précipite le pas, essayant de sauter quelques marches de l’ecalier sans fin.
J’arrive enfin à la cuisine, où je retrouve Malefoy, les sourcils froncés, affairé à essayer d’allumer la cuisinière, en vain…
Essayer d’allumer la cuisinière ?
Bon sang de bonsoir !
J’accoure vers lui, le prends par le bras et le pousse le plus loin possible de l’objet qui le fascine tant.
J’éteins la cuisinière, et ouvre toutes les fenêtres du coin pour aérer la maison en manque d’oxygène.
Je le traine vers le jardin avec moi. Il a l’air complètement à côté de la plaque, ahuri, ne comprenant pas visiblement pas mon comportement. Il ne perd rien pour attendre.
-T’es malade ou quoi ? M’étranglai-je après l’avoir invité à s’assoir –pas trop poliment, à mon goût-. Tu as failli mettre le fait à la maison, ou nous entraîner dans une mort par asphyxie. T’en rends-tu compte, au moins ?!
-Franchement, non.
-Bon dieu ! Mais dans quoi me suis-je embarquée…
-Tu as accepté de m’héberger, Samuels. Tu sais très bien que j’ai été élevé au sein d’une famille de sorciers, et tu m’as quand même laissé entrer chez toi. Alors soit tu m’expliques à quoi sert chacune de ces machines infernales, et on a tous les deux la consience en paix, soit je prendrai un malin plaisir à les jeter dehors. Rétorque-t-il.
-Les jeter dehors ? Tu rêves ? Tu ne sais même pas combien de temps il m’a fallu trimer dûr pour les acheter. Ces « machines infernales » coûtent une véritable petite fortune.
-Rien que les Malefoy ne puissent pas acheter.
J’ai juste envie de lui cracher au visage, et de l’envoyer balader hors de ma demeure, mais quelque chose m’en empêche.
Peut-être parce qu’avant qu’il débarque dans ma vie, j’étais en manque de compagnie. Mes parents ont préféré passer le reste de leur vie en France. Mon frère, du même âge que Drago, est un joueur professionnel de Football –et c’est sûrement pour ça que ses vêtements vont parfaitement à Drago, ayant été attrapeur, tous deux ont la même posture-.
J’ai certes des amis, qui me rendent visite régulièrement, surtout Sacha, ma meilleure amie, qui vient chez moi deux fois par semaine. Néanmoins, je pense que Malfoy a fait entrer plus d’action dans ma vie, me faisant oublier la routine habituelle que j’ai à supporter chaque jour.

Je me lève sans répliquer, et me dirige vers la maison, constatant avec joie la disparition de l’odeur étouffante du gaz.

Chapitre 7: Dans la bibliothèque.


Je monte vers ma chambre et m’affale sur le lit. Visiblement, je ne pourrai pas sortir aujourd’hui, je ne dois pas le laisser seul à la maison. Pas parce que ça ne se fait pas de laisser un invité seul dans la maison –Je me fiche carrément de sa minable existence-, mais simplement parce que je n’ai pas encore confiance en lui, et que je ne suis pas encore sûre qu’il soit le vrai Drago Malefoy.
Je me redresse et m’assieds devant la coiffeuse, puis je me démaquille, j’attache mes cheveux en queue de cheval, enfile mon pyjama –en prenant bien le soin de fermer la porte- et je cours m’enfermer dans la bibliothèque de la maison.
Mon comportement me fait penser à Hermione, quoique je sache parfaitement que ce ne sont que les livres qui peuvent m’apaiser dans un moment de colère.
Je me laisse tomber sur le canapé le plus éloigné de la porte, après avoir sélectionné quelques livres à lire.
Je pose ma pile de romans à côté de moi, et commence par mon roman préféré, The Shining, dont je lis plusieurs passages, notamment les quelques chapitres de la situation initiale, puis je prends « Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé », le tome qui me tient à cœur plus que les autres –Lui et le dernier tome-, et je le lis depuis le tout début.

Je ne sais plus quelle heure on est, mais je n’ai pas vu le temps passer depuis que je lis le bouquin. Je jette un coup d’œil vers la fenêtre et je constate avec effroi que je viens de rater le coucher du soleil de quelques minutes.
Bon sang, je n’ai même pas déjeuné et voilà que la nuit est tombée. Sacrée Emily, tu ne manques pas de culot !
Néanmoins, j’ai fini le livre. Je lis vite, mais je gobe bien chaque mot qui passe sous mes yeux.
Au moment où je tourne mon visage vers ma pile de livres, j’aperçois un œil gris me regarder dans l’embrasure de la porte. Je jette un regard noir vers Malefoy, je sais que c’est lui.
Depuis combien de temps m’épie-t-il ? Il va sacrément le regretter.
Je rejoins la porte à grandes enjambées, et j’ouvre la porte à la volée, en lui décrochant un regard tout sauf amical.
-Je peux savoir ce que tu fais ici, Malefoy ?
-Euh…rien, Samuels. Je passais juste par ici, j’ai remarqué que la lumière de la bibliothèque était allumée et j’ai jeté un rapide coup d’œil.
-C’est ça. Cause toujours. Si tu appelles ça un rapide coup d’œil ! Je mettrais ma main au feu que tu étais en train de m’espionner depuis bien longtemps. Maintenant, laisse-moi tranquille, Malefoy. J’ai plus important à faire que d’échanger avec toi des propos aussi inutiles les uns que les autres. Tu peux allumer la télé si tu le souhaites.
-Allumer la quoi ? Et tu comptes me laisser sans nourriture pendant combien de temps ? Ce n’est pas pour m’abaisser jusqu’à ton niveau de moldue, mais si tu manques de nourriture, autant l’avouer sur le champ. J’aurai bien aimé te filer de l’argent, mais tu ne pourrais rien acheter avec des Gallions. Navré. Tu devras régler ton problème et ce le plus rapidement possible.
Je ravale la réplique cinglante que j’étais sur le point de lui envoyer à la figure, et je trouve plus sage de contourne le problème en ne répondant qu’à sa première question :
-J’aurais dû me douter que tu ne saurais pas utiliser des outils Moldus. Tu es un vrai cas social.
Il me dévisage.
-Bah quoi ? Vaiment. Tu es un cas social, mais on comprend clairement pourquoi : tu es un sorcier.
-Ouais, ouais, super discours. Alors tu me prépares à manger ou pas ?
-Pfff…Bon, ok, je descends dans deux minutes.

Il referme la porte et j’entends ses pas se diriger vers le salon. Je retourne vers mon fauteuil, replace les livres dans leurs étagères et descends à la cuisine, où je remarque une forte odeur de gaz.

Chapitre 6: Le désinfectant.

Je me lève à mon tour, et je me dirige vers la cuisine, puis j’ouvre le réfrigérateur pour regarder s’il y reste quelque chose de comestible. Un flan fraise, des spaghettis, de la salade verte, des tomates, du pudding, une pizza, un jus de citron et de la limonade.
Pas mal…
Je pose un plateau sur la table ronde, et je verse les spaghettis dans une marmite que je mets à feu doux. Je rouvre le frigo, pose sur le plateau le pudding, qui est toujours servi au dessert à Poudlard, accompagné d’un grand verre de limonade, un bol de salade, et un grand plat de spaghettis chauds.
J’orne le tout d’une orchidée –On offre généralement des fleurs pour souhaiter à un malade un bon rétablissement et l’orchidée était la première fleur qui m’est passé sous la main- et d’une serviette, et je lui monte le plateau.
Je le trouve endormi, paisiblement, torse nu. Il est trop mignon comme ça ! Je pose le plateau en silence sur la table qui se situe dans un coin de la pièce pour ne pas le réveiller, je traine une chaise jusqu’à sa table de chevet, et je reste là, en silence, à le contempler sans savoir pourquoi, oubliant tous mes soucis, mon programme de la journée qui vient de tomber à l’eau. Je remarque des cernes sous ses yeux, faute de sommeil. Je descends un peu plus bas, et reste choquée par ce que je vois. Une profonde entaille s’étale le long de son torse musclé.
« Ca doit lui faire tellement mal. Il faudra la désinfecter avant que ça ne s’aggrave… » Je me dis.
Je file en vitesse vers la pharmacie la plus proche, j’achète un désinfectant à base d’alcool, et retourne à ma maison, faisant un détour par la salle de bain pour récupérer du coton avant de revenir à la chambre d’amis.
Il dort encore, mais cette fois, il est retourné sur son ventre. Eh merde.
Quoi maintenant ? Faudra que je le retourne…
Je rassemble mon courage à deux mains, je pose le désinfectant et le coton sur la coiffeuse, et je soupire nonchalamment. Je m’approche de lui à pas de loup pour ne le réveiller, et je le prends par les épaules pour le retourner très lentement, en prenant toutes les précautions possibles pour éviter de le brusquer.
Le contact de ma main avec sa peau me fait bizarre…Je trouve sa peau d’une délicatesse inouïe…
Soudain, la chose la plus inattendue de ma part se produit.
En l’espace d’une seconde, Malefoy ouvre les yeux, se retourne brutalement sur le dos, et, mes mains encore collées à ses épaules, je me retrouve au dessus de lui, mes yeux plongeant dans les siens. J’aperçois alors passer dans ses yeux une multitude de sentiments. Choc, surprise, fierté, joie, apaisement, colère, et tendresse.
Tendresse ?
Attendez, j’ai bien vu de la tendresse dans ses yeux ? Dans les yeux de Drago Malefoy ? Non, je me suis sûrement trompée.
Et comment diable peut-il ressentir tout ceci en même temps ?
Il esquisse un large sourire –Plutôt charmeur- et me parle d’un ton mielleux qui en ferait fondre plus qu’une, mais pas moi en tous cas :
-Bonjouuuur.
-Euh…Ouais, salut.
-Alors, si je comprends bien, même une moldue finit par succomber au charme fou d’un Malefoy ?
-Ferme-la, crétin. C’est toi qui t’es brutalement retourné. Répondis-je en me relevant.
-Comme si je te croirais. Et, au fait, comment ça se fait que tu sois entrée sans ma permission, et que tu m’effleures de tes sales mains moldues ?
Je lui colle une claque.
Eh bah…Ca fait deux baffes en une journée.
-Il n’y a pas de doutes là-dessus. Toi, t’es vraiment malade. Réclame-t-il.
-Et toi tu n’es qu’un petit prétentieux qui ne pense qu’à sa minable personne. Figure-toi que je t’apportais à manger, et que je voulais désinfecter ta blessure, mais Monsieur n’est pas assez modeste pour remercier les gens qui font des efforts pour s’occuper de lui.

Je reprends l’alcool et le coton, et je quitte la pièce non sans claquer la porte au point de faire trembler le plancher.

Chapitre 5: Magnifique.

Il part en direction de la chambre d’amis, sans doute pour y jeter un coup d’œil et choisir des vêtements à son goût.
La maison étant grande, moi au rez-de-chaussée et lui au deuxième étage, je n’arrive pas à entendre l’eau qui coule, mais je me dis qu’il va bien. J’ai un bon sens d’observation, et sa personnalité montre qu’il n’a rien d’un suicidaire. Un peu dépressif, mais rien de méchant.
Je rallume mon ordinateur, puis j’ouvre Google.com.  Je tape dans ma barre de recherche  « Description de Drago Malefoy ». C’est idiot de ma part, je sais. Mais c’est là seule solution pour en avoir le cœur net. Il faut que je sache avant tout si ce garçon est bien Drago Malefoy. Je trouve une page qui le décrit assez précisément :
« Cheveux d’un blond presque blanc. Yeux gris d’acier. Menton légèrement pointu. Musclé. Petite bouche rose. »
Eh ben ça alors. C’est exactement la description du garçon qui est dans ma villa, au dessus de ma tête, en train de prendre une douche dans ma baignoire.
Peut-être bien que c’est lui…Mais ce n’est pas logique ! Vraiment pas ! Drago Malefoy est un personnage imaginaire, bon sang ! Il a été créé par J.K.Rowling, dans une saga fantastique. Son existence n’est que le résultat des pensées d’une auteure traduits par de l’encre sur une page vierge, rien de plus !
Bon, j’y penserai plus tard, je me concentre maintenant sur le OS que je viens de débuter ce matin. J’aime bien les OS, de petites fictions à un chapitre que e trouve divertissantes.
Tout à coup, dans le OS, je lis le nom de Drago Malefoy et je repense à celui qu’il y a ici, dans ma maison. Je me demande comment il sera avec des vêtements moldus, une allure plus propre que celle qu’il avait quelques minutes auparavant. Surement comme tous les autres garçons. Je suis sûre qu’il sera-
MAGNIFIQUE.
Magnifique, voilà le seul terme qui me permettrait de décrire le jeune homme qui se tient devant moi. Ses cheveux blonds ont coupés court, arrangés à l’aide d’un gel –sans doute celui que mon frère oublie toujours chez moi. Il met un t-shirt bleu électrique, un jean gris et des baskets noires. Sa tenue semble être choisie pour coller parfaitement avec le gris d’acier de ses iris. Il semble un peu amaigri, mais sa musculature conserve tout de même son charme, selon moi. Je suis carrément bluffée.
C’est Drago qui décide de rompre le silence, devenu pesant.
-Euh…Salut.
-Hmmh ?...Ah, oui…Excuse-moi, j’avais l’esprit ailleurs. Salut, tu as fini ?
-Oui, je ne voulais pas te faire perdre trop d’argent alors je me suis contenté de me couper les cheveux tout seul.
-Ah, c’est gentil de ta part. Tu n’aurais pas du te préoccuper de l’argent, tu sais, j’en ai assez pour deux personnes…Et…La coupe de cheveux…tu…je veux dire…Euh, elle te va très bien…tu es doué…
-Oui, on peut dire ça. Au manoir Malefoy, j’avais mon coiffeur spécial. Et à force de l’observer, j’ai appris à me coiffer moi-même. Et ce n’est pas par gentillesse que je le fais, mais, comme je te l’ai déjà dit, les gens comme moi tiennent à ne pas s’abaisser à un tel niveau pour demander de l’argent aux Moldus.
-Ok. Tu veux manger ? Ou tu préfères dormir ?
-Je…Je viens d’un voyage très fatiguant alors je préfère dormir. Et je ne tolérerai pas que tu viennes me déranger.
-Comme tu veux. Je te préparerai à manger, et je te ferai monter un plateau d’ici une demi-heure.
-Ca a intérêt à être comestible. Je ne mange pas n’importe quoi.
Et il s’en va, me laissant seule devant mon ordinateur. Quel goujat, ce Malefoy ! Je pleins sincèrement Harry, Ron, et Hermione qui ont dû le supporter pendant sept années d’affilée. Ca a du les mettre dans un état de rage incroyable. Et moi qui pensais que mon personnage préféré était Malefoy, maintenant je découvre sa véritable identité, ce n’est qu’un petit prétentieux, imbu de lui-même.

Toutefois, je ne le laisserai pas filer. Pour une fois que j’ai un personnage d’une saga fantastique sous la main ! Je trouverai un moyen de le faire parler. Je saurai, tôt ou tard, comment il a fait pour débarquer dans le monde réel –dans mon monde-, pourquoi il était dans l’état lamentable où je l’ai trouvé, et qui est-il vraiment.

Chapitre 4: Chagrins et aide.

45 minutes après.
Je reprends mes clés, et j’ouvre silencieusement la porte pour que le vieux comédien ne me m’entende pas sortir s’il était dans les parages. J’entends soudain une sorte de pleurs étouffés, mais très loin…Je me retourne vers ma droite et je le vois , lui. Il est recroquevillé sur lui-même, en position fœtale.
Il pleure.
Il pleure tout les chagrins qui hantent son passé, son présent et son futur.
Il me fait terriblement pitié…Je m’assois au seuil de la porte, et je me frotte les tempes pour éliminer le stress qui s’insinue en moi de plus en plus que je parle à Pseudo-Drago.
Je me lève, décidée à savoir ce qui le tracasse pour trois raisons aussi simples les unes que les autres :
Primo : Je veux qu’il me fiche littéralement la paix quand je finirai de l’aider. En tant que détective, j’ai plus important à faire que d’aider un mec à arrêter de pleurnicher. Et si je veux arriver à ce but, je suis contrainte de l’aider.
Secundo : Je ne supporte pas de voir quelqu’un souffrir. Détective ou pas , je reste une humaine !
Tercio : -Et celle-ci est la raison qui me pousse le plus à agir- Il y a quelque chose qui me tracasse concernant ce garçon. Je sens qu’il cache derrière ses airs hautains et ses histoires de sang à la noix de très grands secrets. Mon instinct me le dit, et l’instinct d’un détective ne se trompe jamais.
Je me sors assez péniblement de mes pensées et je me redresse, puis je me dirige vers Pseudo-Drago.
Ce dernier ne m’entend pas venir, et continuer de pleurer toutes les larmes de son corps. Mais à mesure que je m’approche de lui, j’entends plus distinctement des paroles entre chaque deux sanglots.
« -Je n’aurais pas dû…Je n’aurais pas dû…Je…ne…suis…vraiment qu’un…con…égoïste…Je suis tellement désolé maman…Tellement désolé…Il a eu ce qu’il…méritait…Mais… »
Mais QUOI, bordel ! J’étais sur le point de découvrir quelque chose d’important, j’en étais sûre ! Et voilà maintenant que ses sanglots reprennent de plus belle, son corps désormais secoué de violents spasmes…
-Viens…Drago, viens. Je lui dis en le prenant par le bras gauche.
Mais est-il vraiment Drago ? De quoi parlait-il ? Mais qu’a-t-il pu vivre de si cruel dans sa vie ?
Toutes ces questions qui s’entrechoquaient dans ma tête pouvaient bien attendre. Je devais quand même lui rendre un petit service. Je passe son bras gauche autour de mes épaules, et le traîne vers la maison.
-Ecoute-moi Drago, je ne sais pas ce que tu as pu endurer de si terrible pour te mettre dans cet état, mais tout ce dont je suis sûre c’est que tu as besoin de repos…De beaucoup de repos. Va prendre une douche avant toute chose, relaxe-toi bien. Tu peux aussi te raser, il me reste quelques rasoirs depuis la dernière fois où mon père est venu chez moi. Dans la chambre d’ami, tout au fond du couloir, la dernière porte à droite, tu trouveras des habits de mon grand frère, je pense qu’ils t’iraient bien, vous avez exactement la même taille. Après, si tu veux, on ira t’acheter des vêtements propres, et je t’emmènerai chez le coiffeur, pour qu’il t’arrange cette…tignasse emmêlée.
Bizarrement, il m’a laissé continua jusqu’au bout, sans la moindre protestation.  Et c’est ce qui me faisait le plus redouter ce qui allait en suivre.
-Ah non, Moldue.
Eh merde, je savais bien qu’il allait riposter…
-Jamais, je ne m’abaisserai à tel point de demander des services à une…Moldue ! Et encore moins de l’argent ! Alors non, c’est non.
Wow. Ses attitudes me persuadent de plus en plus que c’est le vrai Drago Malefoy. Sa manie du sang pur, son refus total pour toute aide, ses rires sarcastiques et son amour pour abaisser les autres.
-T’es désespérant. Dis-je en levant les yeux au ciel. Eh bah…J’te laisse crever alors !
Et je tourne les talons pour me diriger vers le salon .
Je sais très bien qu’il n’osera pas partir. Ce crétin tient beaucoup trop à la vie.
Il hésite un peu, puis me regarde avec un visage impassible. Impossible d’y déchiffrer le moindre sentiment. Il chuchote tout bas :
-Bon. D’accord. J’accepte. Mais que personne ne le sache jamais !
J’acquiesce en mimant d’un geste « Bouche cousue ».
Ses traits se détendent tout d’un coup, et il ajoute précipitamment :
-Merci pour tout, Emily.

Vraiment trop précipitamment ; il ne voulait pas que je l’entende. Un malefoy ne doit jamais s’abaisser au niveau des Moldus . Et les bonnes manières, alors ?

Chapitre 3: Le Pseudo-Drago-Malefoy.

Devant moi se trouve à présent un jeune homme d’une trentaine d’années.  Assez maigrichon, les cheveux d’un blond virant au blanc crasseux.
« -Bonjour Monsieur. Que puis-je pour vous ?
-Bonjour Miss.  Je m’appelle…
Son air hautain me fait terriblement penser au crétin de…
-Drago Lucius Malefoy.
Je me mets tout simplement à rigoler. Comme une parfaite idiote. Il me regarde, interloqué.
-J’ai dis quelque chose de drôle ? demande-t-il, l’air de rien.
-C’en est une bonne, celle-là. Dis-je en  continuant à rire. Désolé mon petit bonhomme, mais on est pas le premier Avril , à ce que je sache.
Il hausse un sourcil. Je lui ébouriffe les cheveux, non sans réprimer un sentiment de dégout, et je continue à m’esclaffer.
-Drago Malefoy, hein ? Allez, va voir ailleurs, mon cher. Et même si on est en plein Dimanche, je n’ai pas de temps à consacrer à des idioties pareilles.
-Ecoutez-moi, Miss. Je n’ai aucunement l’intention de rigoler. Je suis bien Drago Lucius Malefoy, deuxième de nom. Sang Pur.  J’ai éperdument besoin de votre aide, Moldue.
Je remarquai qu’il avait à peine articulé la dernière phrase, qu’il avait prononcée plutôt difficilement, comme si chaque mot qui sortait de sa bouche lui brûlait la langue.  Je ne croyais pas UN MOT de ce qu’il disait. C’est pourquoi je décidai à le soumettre à un questionnaire digne d’une détective de haut niveau afin de découvrir sa véritable identité.
-Admettons. Commen9ai-je. Qui est le frère du mari de ta tante Bella ?
-Le jumeau de Rodolphus ? Facile ! Rabastan Lestrange. Je le déteste. Il me dégoute tellement…
-Le vrai nom de Voldemort ?
Il frémit légèrement puis se décida à répondre :
-Tom Elvis Jedusor.
-Le jour où tu l’as su ?
-Parkinson m’en a informé après la grande guerre finale. Harry Potter l’a dit devant tout le monde. Elle dit que c’était pour l’intimider, et qu’il a réussi.
-Hum, hum… »
Il a facilement répondu aux questions. Bizarre.
En faites, en y pensant, ce n’est pas bizarre du tout. Un grand fan d’Harry Potter aurait pu aussi bien répondre à mes questions…Je voulais avoir une preuve plus concrète que le garçon qui se tenait devant moi était le sorcier Drago Malefoy.
LE SORCIER !
Voilà une idée des plus fantastiques. Je me racle poliment la gorge pour attirer son attention. Ce dernier, affairé à contempler ma voiture avec un certain mépris dans le regard, met du temps pour revenir à la réalité.
-Prouve-moi que tu es le véritable Drago Malefoy.
-Quoi ?
-Fais quelque chose. Je sais pas, moi…Fais de la magie, n’importe quoi d’autre !
-De la magie ? C’est impossible…
-Bah si t’es pas capable de faire de la magie, t’es pas Drago ! Tu m’as fait perdre énormément de temps. Allez, va-t-en avant que je me fâche.
-Non ! Non, s’il vous plait, Miss… ?
-Ah, j’avais oublié les présentations. Je m’appelle Emily Sarah Aurore Samuels. Et comme tu peux le constater, je suis Moldue.
Il renifle avec mépris, puis ouvre la bouche aussitôt.
-Tu as intérêt à la fermer, pseudo-Malefoy. Rétorquai-je aussitôt, ignorant volontairement ses protestations. Sinon tu vas devoir te chercher quelqu’un d’autre à qui raconter tes histoires à dormir debout ! Et ne t’avise surtout pas de critiquer mon statut de sang. Tu risques de le regretter.
Puis j’ajoute plus pour moi-même que pour lui : « Connard ».
-Ok. Ok..Répond-t-il, boudant.
-Rentrons à la maison. On parlera tranquillement autour d’une tasse de thé. Il acquiesça d’un bref signe de tête et me suivit dans le grand salon. Il allait s’asseoir  sur un fauteuil quand je le stoppai net.
-Qu’est-ce qui te prend ? Demande-t-il. Vous êtes tous malades à me regarder comme ça?
-Comment ça, tous ?
-Toi et la communauté sorcière.
-Ah. Dis-je, pas convaincue le moins du monde par ce qu’il raconte. Désolée Pseudo-Drago-Malefoy. C’est juste qu’on vient d’astiquer mes fauteuils en cuir, et tu es…comment dire ? Tu es crade, voilà tout.
-ARRÊTE DE M’APPELER COMME CA , SALE MOLDUE ! JE SUIS LE VRAI DRAGO MALEFOY, QUE TU LE VEUILLES OU NON. ET TU ME DOIS UN MINIMUM DE RESPECT PARCE QUE MON SANG VAUT MILLE FOIS MIEUX QUE LE TIEN !!
J’étais restée bouche bée à le regarder me crier dessus comme un dingue. Puis, je lui ai donné la plus simple des réponses. La plus efficace aussi.
Pseudo-Drago reporta aussitôt son attention sur sa joue écarlate, y porta sa main, et me regarda avec des yeux ronds, cherchant apparemment la cause de la baffe magistrale que je venais de lui administrer.
-T’es malade ? Réussit-il enfin à déclarer.
-SORS DE MA MAISON !! CASSE-TOI ‘SPECE DE TARE !
Il accourt vers la porte de la villa, craignant ma colère noire.
J’inspire. J’expire. Un sacré numéro celui-là…

Je décide d’attendre un peu avant de ressortir. Je décide alors de me connecter sur HPFanfiction.org et je continue à lire la fiction que j’avais laissée en suspense avant de dormir la nuit dernière.