Dédicaces

Je voudrais avant tout dédier cette fic à Laila, la meilleure Potterhead du monde, qui a toujours apprécié ma façon d'écrire, et m'a toujours encouragé à aller de l'avant.

Je la dédie aussi à Jukava et Némésis (pas la déesse mais une amie qui aime que je l'appelle ainsi), qui m'ont poussé à l'écrire.

dimanche 10 août 2014

Chapitre 4: Chagrins et aide.

45 minutes après.
Je reprends mes clés, et j’ouvre silencieusement la porte pour que le vieux comédien ne me m’entende pas sortir s’il était dans les parages. J’entends soudain une sorte de pleurs étouffés, mais très loin…Je me retourne vers ma droite et je le vois , lui. Il est recroquevillé sur lui-même, en position fœtale.
Il pleure.
Il pleure tout les chagrins qui hantent son passé, son présent et son futur.
Il me fait terriblement pitié…Je m’assois au seuil de la porte, et je me frotte les tempes pour éliminer le stress qui s’insinue en moi de plus en plus que je parle à Pseudo-Drago.
Je me lève, décidée à savoir ce qui le tracasse pour trois raisons aussi simples les unes que les autres :
Primo : Je veux qu’il me fiche littéralement la paix quand je finirai de l’aider. En tant que détective, j’ai plus important à faire que d’aider un mec à arrêter de pleurnicher. Et si je veux arriver à ce but, je suis contrainte de l’aider.
Secundo : Je ne supporte pas de voir quelqu’un souffrir. Détective ou pas , je reste une humaine !
Tercio : -Et celle-ci est la raison qui me pousse le plus à agir- Il y a quelque chose qui me tracasse concernant ce garçon. Je sens qu’il cache derrière ses airs hautains et ses histoires de sang à la noix de très grands secrets. Mon instinct me le dit, et l’instinct d’un détective ne se trompe jamais.
Je me sors assez péniblement de mes pensées et je me redresse, puis je me dirige vers Pseudo-Drago.
Ce dernier ne m’entend pas venir, et continuer de pleurer toutes les larmes de son corps. Mais à mesure que je m’approche de lui, j’entends plus distinctement des paroles entre chaque deux sanglots.
« -Je n’aurais pas dû…Je n’aurais pas dû…Je…ne…suis…vraiment qu’un…con…égoïste…Je suis tellement désolé maman…Tellement désolé…Il a eu ce qu’il…méritait…Mais… »
Mais QUOI, bordel ! J’étais sur le point de découvrir quelque chose d’important, j’en étais sûre ! Et voilà maintenant que ses sanglots reprennent de plus belle, son corps désormais secoué de violents spasmes…
-Viens…Drago, viens. Je lui dis en le prenant par le bras gauche.
Mais est-il vraiment Drago ? De quoi parlait-il ? Mais qu’a-t-il pu vivre de si cruel dans sa vie ?
Toutes ces questions qui s’entrechoquaient dans ma tête pouvaient bien attendre. Je devais quand même lui rendre un petit service. Je passe son bras gauche autour de mes épaules, et le traîne vers la maison.
-Ecoute-moi Drago, je ne sais pas ce que tu as pu endurer de si terrible pour te mettre dans cet état, mais tout ce dont je suis sûre c’est que tu as besoin de repos…De beaucoup de repos. Va prendre une douche avant toute chose, relaxe-toi bien. Tu peux aussi te raser, il me reste quelques rasoirs depuis la dernière fois où mon père est venu chez moi. Dans la chambre d’ami, tout au fond du couloir, la dernière porte à droite, tu trouveras des habits de mon grand frère, je pense qu’ils t’iraient bien, vous avez exactement la même taille. Après, si tu veux, on ira t’acheter des vêtements propres, et je t’emmènerai chez le coiffeur, pour qu’il t’arrange cette…tignasse emmêlée.
Bizarrement, il m’a laissé continua jusqu’au bout, sans la moindre protestation.  Et c’est ce qui me faisait le plus redouter ce qui allait en suivre.
-Ah non, Moldue.
Eh merde, je savais bien qu’il allait riposter…
-Jamais, je ne m’abaisserai à tel point de demander des services à une…Moldue ! Et encore moins de l’argent ! Alors non, c’est non.
Wow. Ses attitudes me persuadent de plus en plus que c’est le vrai Drago Malefoy. Sa manie du sang pur, son refus total pour toute aide, ses rires sarcastiques et son amour pour abaisser les autres.
-T’es désespérant. Dis-je en levant les yeux au ciel. Eh bah…J’te laisse crever alors !
Et je tourne les talons pour me diriger vers le salon .
Je sais très bien qu’il n’osera pas partir. Ce crétin tient beaucoup trop à la vie.
Il hésite un peu, puis me regarde avec un visage impassible. Impossible d’y déchiffrer le moindre sentiment. Il chuchote tout bas :
-Bon. D’accord. J’accepte. Mais que personne ne le sache jamais !
J’acquiesce en mimant d’un geste « Bouche cousue ».
Ses traits se détendent tout d’un coup, et il ajoute précipitamment :
-Merci pour tout, Emily.

Vraiment trop précipitamment ; il ne voulait pas que je l’entende. Un malefoy ne doit jamais s’abaisser au niveau des Moldus . Et les bonnes manières, alors ?

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