Je précipite le pas, essayant de sauter quelques
marches de l’ecalier sans fin.
J’arrive enfin à la cuisine, où je retrouve Malefoy,
les sourcils froncés, affairé à essayer d’allumer la cuisinière, en vain…
Essayer d’allumer la cuisinière ?
Bon sang de bonsoir !
J’accoure vers lui, le prends par le bras et le pousse
le plus loin possible de l’objet qui le fascine tant.
J’éteins la cuisinière, et ouvre toutes les fenêtres du
coin pour aérer la maison en manque d’oxygène.
Je le traine vers le jardin avec moi. Il a l’air
complètement à côté de la plaque, ahuri, ne comprenant pas visiblement pas mon
comportement. Il ne perd rien pour attendre.
-T’es malade ou quoi ? M’étranglai-je après
l’avoir invité à s’assoir –pas trop poliment, à mon goût-. Tu as failli mettre
le fait à la maison, ou nous entraîner dans une mort par asphyxie. T’en
rends-tu compte, au moins ?!
-Franchement, non.
-Bon dieu ! Mais dans quoi me suis-je embarquée…
-Tu as accepté de m’héberger, Samuels. Tu sais très
bien que j’ai été élevé au sein d’une famille de sorciers, et tu m’as quand
même laissé entrer chez toi. Alors soit tu m’expliques à quoi sert chacune de
ces machines infernales, et on a tous les deux la consience en paix, soit je
prendrai un malin plaisir à les jeter dehors. Rétorque-t-il.
-Les jeter dehors ? Tu rêves ? Tu ne sais
même pas combien de temps il m’a fallu trimer dûr pour les acheter. Ces
« machines infernales » coûtent une véritable petite fortune.
-Rien que les Malefoy ne puissent pas acheter.
J’ai juste envie de lui cracher au visage, et de
l’envoyer balader hors de ma demeure, mais quelque chose m’en empêche.
Peut-être parce qu’avant qu’il débarque dans ma vie, j’étais
en manque de compagnie. Mes parents ont préféré passer le reste de leur vie en France.
Mon frère, du même âge que Drago, est un joueur professionnel de Football –et c’est
sûrement pour ça que ses vêtements vont parfaitement à Drago, ayant été attrapeur,
tous deux ont la même posture-.
J’ai certes des amis, qui me rendent visite
régulièrement, surtout Sacha, ma meilleure amie, qui vient chez moi deux fois
par semaine. Néanmoins, je pense que Malfoy a fait entrer plus d’action dans ma
vie, me faisant oublier la routine habituelle que j’ai à supporter chaque jour.
Je me lève sans répliquer, et me dirige vers la maison,
constatant avec joie la disparition de l’odeur étouffante du gaz.
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