Dédicaces

Je voudrais avant tout dédier cette fic à Laila, la meilleure Potterhead du monde, qui a toujours apprécié ma façon d'écrire, et m'a toujours encouragé à aller de l'avant.

Je la dédie aussi à Jukava et Némésis (pas la déesse mais une amie qui aime que je l'appelle ainsi), qui m'ont poussé à l'écrire.

mardi 12 août 2014

Chapitre 9: Le tête à tête: un fiasco.

Drago me rejoint à la cuisine tandis que j’épluche des pommes de terre.
Une heure après, le four émet un tintement indiquant la fin de la cuisson du repas.
Je dresse la table ronde toute seule, sous le regard jugeur de Malefoy, et sers enfin le dîner tant attendu.
J’ai eu envie de bluffer l’ancien Serpentard. Il est parfaitement logique qu’un homme si bien classé socialement opte pour la classe. Aussi voulus-je lui montrer que même les Moldus avaient une certaine classe, en préparant un dîner digne de ce nom.
Je le vois constater avec un effroi dissimulé que je n’ai laissé échapper aucun détail pour que ce repas soit des plus parfaits.
Cependant, l’idée d’un dîner en tête à tête avec ce type n’a rien de plaisant à mon goût. Surtout qu’avec une ambiance aussi morose, j’ai peur qu’on finisse par s’entre-tuer si on reste coincés tous deux dans la même pièce pendant plus de quinze minutes.
Et pour une fois, c’est à moi de rompre le silence pesant.
-Malefoy ? Le dîner est prêt.
-J’avais remarqué.
On s’installe. Il me tient galamment la chaise pour m’asseoir  -parfait gentleman-.
-Tu veux que je te serve un peu de saumon farci ?
-Oui.
-On dit merci, Malefoy. Tes parents ne t’ont –malheureusement- pas appris les bonnes manières ?
-Si. Ils ont passé les trois tiers de leurs vies à m’éduquer. Seulement, je ne me trouve malencontreusement pas dans l’obligation d’user de mes bonnes manières avec ceux qui ne le méritent pas.
-Alors, dis à tes parents que cette éducation n’est pas la meilleure à donner à leur enfant.
Il ne riposte pas, bizarrement, mais garde les yeux  fixés dans le vide, sans rien manger.
Finalement, ce premier repas en tête-à-tête avec Drago Malefoy est pire que tout ce que j’ai pu imaginer…
Je termine mon repas en vitesse, et me redresse en parlant à Malefoy :
-Quand tu finis de manger, ne touche surtout à rien. Il serait inutile de rendre cette journée encore plus agitée qu’elle ne l’est déjà.
Il ouvre la bouche pour protester mais je l’en défends aussitôt d’un geste de la main.
-Je monte au deuxième étage. Tu peux aller ou bon te semble, mais je ne tolérerai pas que tu sortes de la maison. Il y’a encore trop de choses que tu devrais m’expliquer. Mais je me vois dans l’impossibilité de digérer tout d’un coup, aujourd’hui. Ça peut toujours attendre. Demain, peut-être ?
-Ouais. Comme tu veux.
-Sur ce, bonne nuit Malefoy.
Aucune réponse.

Je lui adresse un regard furtif, et remonte les escaliers silencieusement. Je déambule dans ma chambre, m’empare de mon ordinateur portable et me dirige vers la grande terrasse de la villa. C'est l'endroit que j'aime le plus dans ma demeure, après le jardin. Ça me permet de réfléchir à mon aise -sauf si Drago revient mettre son nez par ici, ce qui est fortement déconseillé-. Je rouvre la fenêtre de Hpf après avoir longé l'historique, et je continue la lecture de la fiction sur laquelle je n'ai pas pu me concentrer deux fois de suite -merci qui?-. Heureusement, Malefoy ne vient pas me déranger cette fois-ci, et j'éteins mon ordinateur portable,  lassée de tomber sur le nom de l'héritier des Malefoy. Je descends une fois de plus à la cuisine pour ranger la table ronde, sur laquelle il n'y a plus aucune trace du diber qu'on vient de manger. Sur laquelle il n'y a plus aucune trace du diner? Je contourne la table pour retrouver -hélas!- un évier plein à craquer de plats vides superposés, qui, tôt ou tard,  vont finir par se casser. Et bien, faut quand même pas pousser! Je n'espérais pas le moins du monde que ce crétin de Malefoy allait faire la vaisselle. Peut-être qu'il n'a jamais approché l'évier de l'une des cuisines -oui, ils doivent sûrement en avoir au moins une dizaine- du Manoir Malefoy. Je m'affaire pendant la dernière heure de ma journée à mettre en marche le lave-vaisselle et laver à l'aide de mes mains bien protégées par des gants le reste de la vaisselle, puis je fais ma toilette et remonte dormir dans ma chambre sans adresser un seul regard au garçon blond qui se tient au seuil de la porte de la chambre d'ami, une lueur malicieuse dans ses yeux, et une orchidée à la main.  

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