Dédicaces

Je voudrais avant tout dédier cette fic à Laila, la meilleure Potterhead du monde, qui a toujours apprécié ma façon d'écrire, et m'a toujours encouragé à aller de l'avant.

Je la dédie aussi à Jukava et Némésis (pas la déesse mais une amie qui aime que je l'appelle ainsi), qui m'ont poussé à l'écrire.

dimanche 10 août 2014

Chapitre 6: Le désinfectant.

Je me lève à mon tour, et je me dirige vers la cuisine, puis j’ouvre le réfrigérateur pour regarder s’il y reste quelque chose de comestible. Un flan fraise, des spaghettis, de la salade verte, des tomates, du pudding, une pizza, un jus de citron et de la limonade.
Pas mal…
Je pose un plateau sur la table ronde, et je verse les spaghettis dans une marmite que je mets à feu doux. Je rouvre le frigo, pose sur le plateau le pudding, qui est toujours servi au dessert à Poudlard, accompagné d’un grand verre de limonade, un bol de salade, et un grand plat de spaghettis chauds.
J’orne le tout d’une orchidée –On offre généralement des fleurs pour souhaiter à un malade un bon rétablissement et l’orchidée était la première fleur qui m’est passé sous la main- et d’une serviette, et je lui monte le plateau.
Je le trouve endormi, paisiblement, torse nu. Il est trop mignon comme ça ! Je pose le plateau en silence sur la table qui se situe dans un coin de la pièce pour ne pas le réveiller, je traine une chaise jusqu’à sa table de chevet, et je reste là, en silence, à le contempler sans savoir pourquoi, oubliant tous mes soucis, mon programme de la journée qui vient de tomber à l’eau. Je remarque des cernes sous ses yeux, faute de sommeil. Je descends un peu plus bas, et reste choquée par ce que je vois. Une profonde entaille s’étale le long de son torse musclé.
« Ca doit lui faire tellement mal. Il faudra la désinfecter avant que ça ne s’aggrave… » Je me dis.
Je file en vitesse vers la pharmacie la plus proche, j’achète un désinfectant à base d’alcool, et retourne à ma maison, faisant un détour par la salle de bain pour récupérer du coton avant de revenir à la chambre d’amis.
Il dort encore, mais cette fois, il est retourné sur son ventre. Eh merde.
Quoi maintenant ? Faudra que je le retourne…
Je rassemble mon courage à deux mains, je pose le désinfectant et le coton sur la coiffeuse, et je soupire nonchalamment. Je m’approche de lui à pas de loup pour ne le réveiller, et je le prends par les épaules pour le retourner très lentement, en prenant toutes les précautions possibles pour éviter de le brusquer.
Le contact de ma main avec sa peau me fait bizarre…Je trouve sa peau d’une délicatesse inouïe…
Soudain, la chose la plus inattendue de ma part se produit.
En l’espace d’une seconde, Malefoy ouvre les yeux, se retourne brutalement sur le dos, et, mes mains encore collées à ses épaules, je me retrouve au dessus de lui, mes yeux plongeant dans les siens. J’aperçois alors passer dans ses yeux une multitude de sentiments. Choc, surprise, fierté, joie, apaisement, colère, et tendresse.
Tendresse ?
Attendez, j’ai bien vu de la tendresse dans ses yeux ? Dans les yeux de Drago Malefoy ? Non, je me suis sûrement trompée.
Et comment diable peut-il ressentir tout ceci en même temps ?
Il esquisse un large sourire –Plutôt charmeur- et me parle d’un ton mielleux qui en ferait fondre plus qu’une, mais pas moi en tous cas :
-Bonjouuuur.
-Euh…Ouais, salut.
-Alors, si je comprends bien, même une moldue finit par succomber au charme fou d’un Malefoy ?
-Ferme-la, crétin. C’est toi qui t’es brutalement retourné. Répondis-je en me relevant.
-Comme si je te croirais. Et, au fait, comment ça se fait que tu sois entrée sans ma permission, et que tu m’effleures de tes sales mains moldues ?
Je lui colle une claque.
Eh bah…Ca fait deux baffes en une journée.
-Il n’y a pas de doutes là-dessus. Toi, t’es vraiment malade. Réclame-t-il.
-Et toi tu n’es qu’un petit prétentieux qui ne pense qu’à sa minable personne. Figure-toi que je t’apportais à manger, et que je voulais désinfecter ta blessure, mais Monsieur n’est pas assez modeste pour remercier les gens qui font des efforts pour s’occuper de lui.

Je reprends l’alcool et le coton, et je quitte la pièce non sans claquer la porte au point de faire trembler le plancher.

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